Salto : prix, date de lancement, catalogue et concurrence... ce qu'il faut savoir sur le Netflix à la française

Salto : prix, date de lancement, catalogue et concurrence... ce qu'il faut savoir sur le Netflix à la française

Article mis à jour le 09 janvier 2020 après les précisions de Delphine Ernotte sur le financement de Salto. Dans le même temps, Challenges a pu obtenir quelques informations supplémentaires sur le projet de service de streaming par abonnement français. Nous nous en ferons l'écho ici.  

Sinon, vous retrouverez aussi notre analyse sur la stratégie de Salto et ses chances de réussite face à la concurrence féroce de Netflix et les autres géants du streaming par abonnement. Première information : avec des moyens plus restreints que les autres, elle devra se différencier et proposer une vraie alternative pour avoir une chance de réussite. 



La mise au point de Delphine Ernotte

Questionnée par les députés de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, Delphine Ernotte a évoqué Salto, le projet de plateforme de SVOD porté par France Télévisions, TF1 et M6. S'il est prévu pour l'année 2020, ses contours restent encore assez flous et la patronne de France Télévisions a profité de son audition pour lever quelques interrogations sur le financement et le statut du futur service de streaming par abonnement. C'est Numerama qui a initialement réré l'information. 

"Salto va prendre 0 euro de redevance", "il s'agit d'une coentrrise dans laquelle on investit"... La dirigeante de France TV semble décider à distancier Salto de France TV. Labelliser la plateforme de SVOD comme simple émanation de France Télévisions serait évidemment une erreur. Le projet est porté à parts égales par l'audiovisuel public, TF1 et M6, les deux géants de la télévision privée hexagonale. Les trois groupes y investissent le même montant, "120 millions d'euros divisés par trois" sur trois ans, comme le précise Delphine Ernotte. Le coût de son déploiement n'aurait donc, de toute façon, jamais été supporté intégralement par les contribuables français. À ce titre, Salto a aussi un statut à part, conféré par sa gouvernance hybride. 

En revanche, cela ne nous dit pas non plus avec quel argent France TV va financer Salto. La grande majorité de son budget provient de la redevance. Le reste est, pour l'essentiel, tiré des recettes publicitaires et du parrainage. Difficile donc de savoir exactement comment le groupe va injecter des fonds dans Salto sans piocher dans sa part de la contribution à l'audiovisuel public. Affaire à suivre donc. 



Du nouveau pour Salto

Il y a quelques jours, Challenges a publié un article avec quelques insights. Finalement, Salto n'arriverait plus en mars 2020 mais à l'automne prochain. Aujourd'hui, le projet de plateforme piloté par Thomas Follin, ancien cadre chez M6, compte déjà une trentaine de salariés et elle n'a pas fini de recruter. Son développement technique s'appuie sur la société Bedrock, une filiale de M6 spécialisée dans la conction de plateformes numériques.

Toujours selon le site du magazine, chaque chaîne de France TV et des groupes M6 et TF1 aura son espace éditorial dédié sur la plateforme, de sorte que l'abonné retrouve des codes qui lui sont familiers lors de sa navigation. Aussi, si la mayonnaise prend, les services de rlay des trois co-actionnaires auront vocation à disparaître. 

Nous vous avions déjà parlé d'un probable budget dédié à l'acquisition de contenus et l'information semble se confirmer. Le service de streaming tricolore devrait ensuite avoir une exclusivité de plusieurs années sur les programmes sur lesquels il a décidé de miser. 

Enfin, dernière information, sûrement l'une des plus intéressantes. La plateforme aurait prévu de recruter des rédacteurs et des "influenceurs" sur les réseaux sociaux pour assurer sa promotion du service et faire des recommandations de contenus aux abonnés potentiels. Bref, vous l'aurez compris, Salto s'active en coulisse pour réussir son pari et se faire une place, même petite, sur le concurrentiel marché de la SVOD en France. 



Salto va-t-il réussir à trouver sa place ?  

Lancer une alternative purement hexagonale sur le marché français est un beau projet sur le papier, personne ou presque ne dira le contraire. Mais Salto s'attaque à une montagne difficile à gravir, même si le service se défendra sûrement d'être en concurrence frontale avec les ogres du secteur. 

Netflix compte déjà plus de 5 millions d'abonnés en France et Amazon Prime Video a également de beaux arguments à faire valoir. Quant à Disney + prévu pour le 31 mars 2020 dans l'Hexagone, la plateforme de Mickey devrait finir de saturer un marché où les multinationales se pressent pour avoir une part de l'appétissant gâteau.

L'un des arguments les plus martelés duis la genèse du projet est le "made in France". Salto fera la part belle aux productions originales tricolores. Toutefois, il n'est plus vraiment certain que cela lui permette de se démarquer autant que souhaité. La production locale est aussi à la mode chez les géants du secteur. Netflix l'a prouvé récemment avec ses séries françaises Marianne, Mortel, Family Business ou Plan Cœur et Prime Video prend la même direction

L'alliance de créations originales nationales et blockbusters de l'oncle Sam pourrait bien devenir un avantage décisif pour ces acteurs historiques du streaming. Conclusion : pour réussir, Salto ne devra pas seulement se limiter à ce positionnement très ciblé. 

Money, money, money

45 millions d'euros sur trois ans : c'était l'investissement initialement prévu par ses créateurs pour les trois premières années de Salto. Duis il a été revu à la hausse, 135 millions pour 2020-2023, puis 250 millions avec les recettes de Salto.

Des sommes qui peuvent paraître très rondelettes, mais qui restent limitées en comparaison des montants injectés par la concurrence. En 2018 par exemple, Netflix a injecté plus de 8 milliards de dollars dans la production de ses créations originales. Cette différence risque de peser lourd, même si Salto se limite à l'Hexagone. Pour faire son trou dans la SVOD, il faut pouvoir dépenser sans compter (ou presque). 

 

Les dépenses de Netflix et les autres en 2017. ( à lire aussi Quel VPN pour Netflix duis la france ou les autres pays ?

Lire l'article sur cnetfrance.fr

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