5G : l'Arcep entend éviter les erreurs du passé

5G : l'Arcep entend éviter les erreurs du passé

L'Arc a rendu son verdict. Après de longs mois de concertation avec l'exécutif et les opérateurs, le régulateur a publié, lundi 15 juillet, son cahier des charges pour encadrer les enchères 5G. Le document était très attendu des professionnels du secteur : sa cinquantaine de pages détermine les règles auxquelles ils devront se plier pour se répartir et entamer le déploiement des réseaux à très haut débit. Sans surprise, elles sont strictes : l'Arc veut que la France soit "5G opérationnelle" le plus vite possible. D'ici 2020, elle espère un premier déploiement dans les principales villes du pays et la couverture de la majorité de la population d'ici 2025. En contrartie du faible délai imparti, le prix des fréquences devrait lui être revu à la baisse. Les opérateurs ont jusqu'à stembre pour commenter le rapport avant qu'il ne soit entériné par le gouvernement. 

Une procédure inédite 

Pour qu'Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom se répartissent le spectre de 310 mégahertz (utilisable à partir de 2020 et pour 15 ans au moins), l'Arc a opté pour une procédure en deux temps. D'abord, des premiers blocs de fréquences identiques (40 à 60 mégahertz) seront vendus à un prix fixe et raisonnable. Un bon moyen d'éviter des enchères démesurées où, à grands coups de milliards, un ou deux FAI raflent toute la mise. En procédant ainsi, le gendarme des télécoms espère aussi ne pas rroduire l'erreur commise lors de l'attribution des fréquences 4G. Après avoir investi massivement, les opérateurs avaient eu le plus grand mal à injecter suffisamment de fonds pour tenir les délais de déploiement fixés... Chez nos voisins allemands et italiens, les enchères 5G pas suffisamment encadrées avaient tourné au vinaigre avec plus de 6 milliards d'euros dépensés. C'est beaucoup plus que les opérateurs peuvent normalement se le permettre.   
Ce n'est qu'une fois ces premiers blocs répartis que les enchères pourront véritablement commencer. Les FAI les plus gourmands pourront s'adjuger des blocs supplémentaires de 10 mégahertz, sans jamais pouvoir détenir plus d'un total de 100 mégahertz. Les modalités du processus sont loin d'être anodines : la qualité des débits proposés dépend largement de la fréquence dont les opérateurs disposent. Plus l'un d'entre eux acquiert de blocs, plus son offre est donc attractive auprès des consommateurs soucieux de profiter de la 5G.

Vers un déploiement strict et raisonné

Pour les entrrises des télécoms, les obligations de couverture sont strictes et poursuivent toutes le même objectif : éviter d'aggraver la fracture numérique. Campagnes et périphéries ne devront pas être délaissées au profit des grandes villes. Contrairement à son prédécesseur, le réseau 5G doit donc vite mailler l'essentiel du territoire, sans laisser de zones blanches. Les requêtes de l'Arc sont à la hauteur de ses ambitions pour la nouvelle génération de standards : dès 2020, chaque opérateur devra couvrir au moins deux villes de plus de 150 000 habitants. Tous auront aussi l'obligation d'investir massivement dans la construction de sites 5G : au moins 3000 pour 2022, avant que les exigences du régulateur n'augmentent pour les années suivantes. En 2025, l'Arc exige que deux tiers de la population aient accès à la nouvelle technologie. De surcroît, à cette date, au moins 20 % des 12 000 sites demandés devront être situés en zones rurales. A noter également qu'un principe de "droit à la 5G" pourrait être instauré. Les entrrises qui en font la demande pourront être équipées en antenne et ce à coût raisonnable. 

Un cahier des charges trop ambitieux ? 

En encadrant plus strictement le prix des licences, l'Arc veut s'assurer que les FAI auront la capacité financière pour remplir les objectifs élevés fixés pour le déploiement de la 5G. "Moins les opérateurs payent pour les licences, plus ils peuvent investir ensuite dans le déploiement du réseau", souligne Guillaume Vaquero, ingénieur et spécialiste des télécommunications au cabinet de conseil Wavestone. Le cahier des charges de l'autorité de régulation est basé sur ce constat. Il est loin de manquer d'ambition et les FAI devront mettre les bouchées doubles pour tenir les délais. Difficile dès lors d'arriver à concilier qualité et quantité tout au long du processus. D'autant que la construction massive de sites 5G dans les zones rurales pourrait vite être source de tensions entre l'Arc et les opérateurs. "Forcément, les revenus sont aussi plus limités dans les zones rurales, c'est un investissement moins rentable que dans les villes", continue le spécialiste. S'ils devraient théoriquement être en capacité d'assumer ce coût, pas certains que tous les FAI le fassent sans rechigner. Le projet n'en étant qu'à sa phase de consultation publique, rien n'est encore gravé dans le marbre. Les observations des acteurs du secteur seront prises en compte pour rédiger la version finale du cahier des charges. Même si ses principes clé ne devraient pas bouger, il pourrait être ajusté.     


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